LA TRADUCTION

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1. Objets de la traduction

Tout se traduit. Tout texte ou document ou message ou fragment de message ou élément de code est susceptible de faire l'objet d'une traduction. On traduit des logiciels, des jeux vidéo, des aides en ligne de logiciels, des contrats d'assurance, des commissions rogatoires, des sous-titres de films, des chansons, des dialogues de films, des bandes son de vidéos d'entreprise, des posologies de médicaments, des avis de décès, le catalogue de la Redoute, les mentions figurant sur un téléphone mobile, des demandes d'autorisation de mise en marché, des contrats de vente de frégates, des bilans de santé, des modes d'emploi [énormément], des nomenclatures de pièces détachées de robots filoguidés, des statistiques commerciales, des actes de l'état civil, des attestations de diplômes, des diplômes, des notes confidentielles de diplomates, des prospectus publicitaires, des réclames, des articles de magazines et journaux, la documentation des systèmes d'armes, les réclamations d'un client mécontent, des fax présentant la synthèse d'une réunion qu'il faut avoir parfaitement assimilée et disséquée avant la suivante, des poèmes, des romans, des nouvelles, des biographies, des formulaires de douane, des légendes de cartes postales, des dossiers médicaux, des demandes d'extradition, des notes techniques, des notes de service, des rapports annuels, des lettres aux actionnaires, des rapports d'analyse génétique, des modes d'emplois de machines, des textes de brevets, etc.

On ne traduit pas que du matériau linguistique : on traduit aussi du matériau graphique, alphanumérique, vidéographique, pictographique, du code (informatique ou autre), du son, du bruit, des signes, des couleurs, des signaux, etc.

La liste est infinie : tout ce qui se communique -pas seulement par des moyens linguistiques- est susceptible de traduction.

2. Nature de la traduction

Traduire, c'est permettre que la communication se fasse par-delà un obstacle autrement infranchissable : la barrière des langues, la méconnaissance d'un code [pictogrammes], la surdité [traduction en langage des signes].

La traduction a pour rôle et pour but de permettre la diffusion (si possible universelle) des produits, des concepts, des idées, etc. par le biais d'instruments ou documents qui les accompagnent ou s'y rapportent.

Qu'il s'agisse de l'aide en ligne d'un logiciel ou des schémas de montage électrique qu'utilise un technicien confiné dans la fosse sous une écorceuse ou une presse à emboutir, le produit résultant de l'activité du traducteur - la traduction - doit répondre, dans son contenu et dans sa forme :

  • aux besoins de l'utilisateur et aux contraintes de ses utilisations (un mode d'emploi traduit, par exemple, doit être ergonomique),
  • aux objectifs de celui qui fait traduire (vendre, convaincre, amuser, mettre en garde, gagner de l'argent, permettre d'utiliser, etc.),
  • mais aussi aux usages, normes et conventions applicables (notamment, mais pas uniquement, en ce qui concerne la terminologie et la phraséologie, surtout lorsque leur usage est circonscrit à une entreprise ou même à un produit).
  • Pour que le message - et le produit - passent, il faut d'abord que ce message soit accepté, puis compris, dans la culture destinataire. C'est seulement une fois qu'il sait ce qu'il doit dire que le traducteur organise le contenu et l'exprime dans le code voulu (ce code étant généralement, mais pas exclusivement, du code linguistique).

    Il y a donc d'abord transfert culturel (avec tout ce qu'il faut au besoin d'adaptation), et ensuite transfert linguistique. La substitution visible de formes et codes (linguistiques ou non) résulte, en profondeur, dune substitution moins visible de modes et schémas de pensée, d'organisations de discours, de techniques de présentation, de logiques de présentation, de modalités d'analyse ou d'interprétation d'objets et concepts, d'appel au subliminal. Pour que tout cela fonctionne, il faut impérativement que le traducteur maîtrise les modes de pensée et de fonctionnement de la communauté pour laquelle il traduit.

    En fait, le traducteur intervient en aide à l'importation ou à l'exportation d'idées, de concepts, de raisonnements, de pensées, d'architectures de discours, de préjugés, de machines, de services, de mythes, et ainsi de suite. Il intervient également en agent incontournable dans les actes ou opérations internationaux (information du client, extradition, ventes, achats, échanges, voyages, etc.) Il est l'agent d'échanges économiques, stratégiques, culturels, techniques, littéraires, cinématographiques, juridiques, scientifiques et idéologiques.

    3. Contraintes de qualité de la traduction

    La traduction et le traducteur doivent rendre accessibles les formes et contenus de codes, messages, documents et matériaux divers. Sinon, la communication ne se fait pas. La qualité d'une traduction se juge en termes d'efficacité de communication et non pas en termes de moyens et modalités d'expression. Une traduction doit être :

  • Vraie : le contenu de la traduction doit être conforme à la réalité et à ses interprétations dans les limites du domaine ou de la spécialité concerné(e). La traduction ne doit comporter AUCUNE erreur technique ou sémantique ou factuelle y compris lorsque le matériau originel en comporte.
  • Signifiante : Il ne suffit pas de changer de code ; il faut que le contenu veuille dire quelque chose et continue à dire ce quelque chose après transfert. Or, les concepts et leurs traitements varient selon les cultures et, quand on change de culture, il arrive que des contenus ou des propriétés du message initial :
  • ne veulent plus rien dire et doivent donc être supprimés ;
  • ne peuvent plus être perçus parce qu'ils sont implicites dans le message initial et que cet implicite est perdu dans le changement de culture et de langue ;
  • doivent être accompagnés d'explications ;
  • changent de signification ou ont une signification aberrante ou parfois même scabreuse ou offensante.
  • Transparente : les utilisateurs de la traduction doivent avoir effectivement accès sans réserve aux contenus communiqués. Ceci peut contraindre le traducteur à adapter les contenus et l'expression au niveau de compétence technique des utilisateurs de la traduction. Comme tout autre support de communication, la traduction doit être lisible, cohérente, logique, et, si possible, bien écrite ou heureusement formulée.
  • Efficace ET ergonomique : la traduction doit remplir sa fonction de communication. Elle doit assurer toutes les fonctions prévues, rien que les fonctions prévues, et le produit-traduction doit être aisément utilisable aux fins auxquelles il est destiné ou que pourraient définir ses utilisateurs ou ses bénéficiaires.
  • Conforme aux usages linguistiques et culturels de la communauté destinataire.
  • Conforme à toute contrainte d'ordre réglementaire, normatif, matériel, et, bien entendu, fonctionnel applicables.
  • Compatible avec la défense des intérêts du client du traducteur ou de son commettant dont, sauf à faire jouer une clause de conscience, le traducteur est, selon les cas, le prestataire de service et/ou le mercenaire et/ou le conseiller et/ou le partenaire.
  • Dans l'intérêt du client, il va de soi que la traduction doit remplir les fonctions voulues (convaincre, aider, faire comprendre, permettre d'utiliser, informer, faire acheter, faire vendre, calmer, séduire, etc.) et n'en remplissant surtout aucune qui soit indésirable (provoquer l'irritation ou la colère de l'utilisateur qui ne comprend pas le mode d'emploi du produit, faire rire alors qu'il s'agit d'émouvoir)

    Pour que la traduction soit acceptable, acceptée, et efficace, traducteur doit donc adapter formes et contenus :

  • au système culturel à l'intérieur duquel ces formes et contenus seront reçus et interprétés,
  • au système de valeurs des destinataires,
  • aux systèmes d'argumentation, présentation, organisation des contenus selon les finalités recherchées,
  • aux conventions rhétoriques et stylistiques en vigueur dans la culture destinataire,
  • aux stéréotypies d'expression applicables (terminologie et phraséologie conformes).
  • Plus encore, le traducteur ne doit surtout jamais perdre de vue les critères d'efficacité de communication et de viabilité économique de sa prestation. Il peut ainsi être amené à proposer des modes de traduction qui s'écartent radicalement de la représentation courante de la traduction : ne pas traduire telle ou telle section, résumer une trentaine de pages en dix lignes, ajouter une section pour introduire des informations nécessaires aux utilisateurs de la traduction, traduire deux pages en cinq ou cinq pages en deux, extraire les seules informations utiles, recomposer l'ensemble de la documentation, et ainsi de suite. Toutes choses qui exigent une compétence sans faille.

    4. Enjeux de la traduction

    La traduction professionnelle présente des enjeux économiques considérables.

    En tant qu'activité de service, la traduction génère un chiffre d'affaires important en termes de rémunérations de prestations. On estimait en 1997 le chiffre d'affaires de la traduction et de l'interprétation sur le marché libre à 3,75 milliards. Quatre ans plus tard, on peut estimer que ce chiffre d'affaires a pratiquement doublé.

    La traduction est également pourvoyeuse d'activités de service dans des secteurs connexes : reprographie, gestion, création de sites Web, communication, diffusion télévisée, cinéma.

    Plus encore, les traductions génèrent du chiffre d'affaires pour les clients des traducteurs, soit indirectement, en tant qu'instruments d'exportation ou importation d'idées, de biens, ou de services, soit directement, comme documents commercialisés en tant que tels.

    Il faut aussi voir dans la traduction une véritable arme stratégique, économique, idéologique, culturelle. Il faut surtout prendre conscience du fait qu'il peut s'agir d'une arme à double tranchant.

    En effet, la bonne traduction facilite la pénétration et l'acceptation du produit dont elle est l'un des vecteurs ou supports. En principe, elle valorise le produit concerné et parfois même, lorsque nécessité fait loi, elle le survalorise.

    Inversement, la traduction approximative ou médiocre ou erronée sera refusée, récusée, moquée, mal acceptée et, globalement, dévalorisée. Or, si la traduction est dévalorisée, tout produit qu'elle porte ou quelle sert est corrélativement dévalorisé. Plus grave encore : l'entreprise, l'organisme ou l'institution qui diffuse la traduction sera dévalorisée car tout un chacun imaginera qu'elle ne porte pas davantage de soin au reste de ses activités qu'à la traduction.

    En fait, la bonne traduction génère des plus-values latentes, notamment en termes de :

  • bonification d'image de l'entreprise et de ses produits et services physiques ou intellectuels,
  • prévention de litiges,
  • protection du consommateur.
  • Inversement, l'absence ou la carence de traduction fait nécessairement perdre du chiffre d'affaires et induit, globalement, diverses moins-values en termes d'image.

    Sur un plan plus général, la traduction présente aussi des enjeux nationaux considérables aux plans intellectuel, économique, culturel, et linguistique. La bonne traduction est un rempart contre les dégradations pernicieuses et les infiltrations subreptices de fausses valeurs. Le bon traducteur résiste aux effets de mode, aux contaminations culturelles et linguistiques injustifiées, aux anciens combattants transformés en vétérans, au profil bas de ceux qui naguère se faisaient tout petits ou se faisaient oublier, à la syntaxe en bouillie, et à l'affectation des beaux esprits pour qui " tout le monde sait, bien entendu, qu'à partir d'un certain niveau de technicité, on ne peut plus vraiment exprimer les choses qu'en anglais ".

    Dans le meilleur des cas, la traduction est une défense et illustration de la langue et de la culture destinataires. Dans le pire des cas, elle en est au contraire le fossoyeur.

    La traduction ayant, comme nous l'avons souligné, vocation à favoriser l'exportation ou l'importation des produits et/ou des idées et concepts ou valeurs, les volumes de traduction dans un pays donné et, plus encore, le sens dans lequel les traductions s'effectuent par rapport à la culture-langue du pays considéré, sont particulièrement révélateurs.

    Lorsqu'un pays est technologiquement, économiquement et culturellement fort, le volume de traduction depuis sa culture et sa langue est très important ; lorsqu'il est technologiquement, économiquement et culturellement faible, le volume de traduction vers sa culture et sa langue est important. On a affaire dans le premier cas à une langue-culture exportatrice et, dans le second cas, à une langue-culture importatrice. Ainsi, selon les cas, la traduction peut constituer un moteur de développement intellectuel, industriel, économique, politique, artistique, scientifique ou culturel ou, au contraire, un vecteur de colonisation intellectuelle, industrielle, économique, politique, artistique, scientifique ou culturelle.

    En même temps, l'avènement de l'Internet a suscité un très fort mouvement de traduction vers l'anglais (la lingua franca) parce que quiconque souhaite promouvoir un concept, un produit, un processus, une formation, ou autre, passe par la langue qui permet de toucher un maximum de prospects. La cible devient ainsi universelle et toute traduction est forcément pertinente en ce sens que l'on peut penser quelle trouvera son public ou, plus précisément, qu'un public la trouvera. Le phénomène explique, dans des pays comme la France, la formidable demande de traduction vers l'anglais vue comme un moyen d'inverser un rapport de forces plutôt défavorable.

    Le bon traducteur maîtrise aussi les enjeux visibles ou cachés de son activité. Il sert au mieux les intérêts de son client qu'il s'agisse d'un avocat intervenant dans une affaire de carambouille, d'un marchand de cacahuètes salées, d'un éditeur de romans, du réalisateur d'un film, de l'auteur d'un logiciel ou de l'immigré en attente de régularisation. Au moins, il ne les dessert pas.

    Il ne s'agit pas seulement de ne pas commettre ces erreurs qui font des dégâts considérables [se tromper dans la posologie d'un médicament, traduire un montage électrique en confondant les bornes, confondre augmentation et réduction des coûts, inverser le sens de rotation de manettes] ou produire du grand-guignolesque [augmenter l'inflation de la vessie au lieu de " gonfler un ballon de football "].

    La bonne traduction est parfaitement compréhensible, transparente, acceptable et, sans doute, agréable (au sens étymologique du terme). Le message est cohérent du point de vue de son objet, de son public, et de ses finalités. L'ensemble des contenus prend en compte les modes de pensée, les systèmes de valeurs, les préjugés, les handicaps, les goûts, les attentes, la " culture " des publics destinataires. La bonne traduction respecte toutes les conventions applicables à toute communication et, notamment, toutes les stéréotypies de raisonnement, d'organisation, de formulation et d'expression imposées, selon les cas, par le domaine concerné, par le type de support, ou par le langage utilisé.

    5. Variétés de traductions

    Par défaut (sauf spécification particulière), on considère que le traducteur est généraliste en ce sens qu'il peut traduire des matériaux de diverses natures et se rapportant à une multiplicité de domaines. Ceci étant, la tendance naturelle de tout traducteur est à la spécialisation - tout simplement parce que nul, à part les imbéciles et les inconscients, ne saurait prétendre à l'omnicompétence.

    Les variétés de traductions peuvent se définir de plusieurs manières.

    On peut ainsi définir les catégories en fonction du type et du sujet des matériaux traités et parler de :

  • traduction littéraire (romans, poésie, nouvelle),
  • traduction théâtrale,
  • traduction éditoriale [tous documents relevant de l'édition générale],
  • traduction technique,
  • traduction médicale (biomédicale et pharmaceutique),
  • traduction économique,
  • traduction financière,
  • traduction juridique [effectuée pour le compte de juristes et portant sur du matériau ayant valeur juridique],
  • et ainsi de suite selon les tableaux des sciences, disciplines et secteurs d'activité.
  • On peut également définir les catégories en fonction du type d'environnement et de destination ou de fonction et parler de :

  • traduction judiciaire [effectuée au service de la justice],
  • traduction médicale [effectuée pour le compte de médecins],
  • traduction commerciale [effectuée pour le compte des services commerciaux].
  • On peut enfin définir les catégories par rapport à des types de matériaux spécifiques et parler de :

  • traduction multimédia (traduction de matériaux combinant ou mélangeant plusieurs médias : image, son, texte, code),
  • La traduction multimédia recouvre notamment la traduction de contenus de sites Web ou de cédéroms,

  • traduction audiovisuelle (sous-titrage, surtitrage, doublage, voice-over),
  • localisation (adaptation de logiciels et de la documentation aide en ligne, documentation utilisateurs, mode d'emploi, etc. aux conditions linguistiques et culturelles locales).
  • Toutes les catégories ci-dessus existent au moins dans le vocabulaire courant des traducteurs. En fait, elles se recoupent et se superposent. Ainsi, telle traduction sera dite, par exemple, traduction médicale multimédia parce qu'elle porte sur les contenus d'un site Web présentant les maladies contagieuses mais incluant un logiciel de gestion de formulaires d'autotest et telle autre traduction sera dite traduction judiciaire technique parce qu'elle porte sur les résultats du typage génétique d'un suspect dont la justice demande l'extradition.

    En pratique, il est plus aisé de caractériser le matériau à traduire et la catégorie dont se réclame le traducteur que de définir des catégories de traductions. Mais, par-delà la frappante diversité des traductions et des traducteurs, on constate que le processus de la traduction demeure le même.

    6. Place et portée de la traduction

    Si elle demeure le moyen privilégié de la communication internationale multilingue, la traduction doit être replacée, aujourd'hui, au centre dune galaxie. En effet, autour de la traduction se sont développés des métiers qu'il est convenu d'appeler les métiers de la traduction [terminologie, rédaction technique, phraséologie, création de sites Web, internationalisation, mise à jour de sites Web, veille technologique, veille commerciale ou veille stratégique internationale, relecture, révision et réécriture, et autres métiers décrits au chapitre 4]. Que l'on considère ces métiers comme des extensions de la traduction ou qu'on les voie comme de nouveaux métiers, l'important est de savoir qu'ils se développent rapidement et qu'ils tirent de plus en plus les traducteurs vers des activités, des responsabilités, et des compétences d'ingénieur en communication multilingue multimédia. L'appellation rend compte des nouvelles exigences et contraintes de métier liées à l'évolution des matériaux traités et des techniques qui permettent leur traitement. Elle rend surtout compte des nouveaux profils professionnels de ceux que l'on continue d'appeler des " traducteurs ".

    Processus global de traduction

    (Processus considéré du point de vue du traducteur)

    Pour bien comprendre l'activité et le métier du traducteur, il est utile de faire référence à un organigramme du parcours d'exécution de la traduction.

    L'organigramme minimal du parcours d'exécution d'une prestation de traduction s'organise en cinq phases, ci-après :

    1. Acquisition de la traduction
    2. Préparation de la traduction ou Pré-traduction
    3. Traduction proprement dite (transfert)
    4. Post-traduction (contrôles, corrections)
    5. Mise en forme et livraison

    Plus précisément, ce même processus global d'exécution dune prestation de traduction s'organise en douze étapes, selon la chronologie ci-après :

    1. Acquisition de la traduction [et du matériau à traduire] :
  • recherche d'ouvrage,
  • négociation avec le donneur d'ouvrage,
  • accord sur la prestation à fournir.
  • La traduction est acquise consécutivement à un accord entre l'offre du traducteur et la demande d'un donneur d'ouvrage.

    1. Réception, vérification et/ou mise en place du matériau à traduire.
    2. Analyse du matériau à traduire.
    3. Recherche et exploitation de l'information nécessaire à la compréhension totale du matériau et à l'élucidation des ambiguïtés (recherche documentaire, étude technique, étude du produit, formation...)
    4. Préparation de la matière première (mobilisation de la terminologie, de la phraséologie, de modèles de structuration et d'expression).
    5. Mise en place de la version pour traduction et de l'environnement requis.
    6. Transfert (étape centrale du processus de traduction).
    7. Relectures et révisions.
    8. Corrections et adaptations.
    9. Validation de la traduction.
    10. Mise en forme et mise en support (gravure, édition, etc.)
    11. Livraison.

    Lorsque l'on combine les deux aspects ci-dessus, on obtient un organigramme minimal d'exécution de la prestation correspondant à la structure présentée ici :

    Acquisition de la Traduction

  • recherche d'ouvrage
  • négociation avec le donneur d'ouvrage
  • accord sur la prestation à fournir
  • L'OFFRE [du traducteur] rencontre la DEMANDE [du donneur d'ouvrage]


    Pré-Traduction

    Réception, vérification et/ou mise en place du matériau à traduire


    Pré-Traduction

    Analyse du matériau à traduire


    Pré-Transfert

    Élucidations et recherche d'informations

    Documentation encyclopédique - Documentation linguistique - Étude du produit


    Pré-Transfert

    Mise en place des Matières premières (terminologie/phraséologie/etc.)


    Pré-Transfert

    Mise en place de la version pour traduction et de l'environnement requis


    TRADUCTION - TRANSFERT


    Post-Transfert

    Contrôles de qualité par relectures/révisions/réécoutes


    Post-Transfert

    Corrections et Adaptations


    Post-Traduction

    Validation/qualification de la traduction


    Mise en forme et mise en support


    Livraison(s)


    EXTRAITS de : Daniel GOUADEC PROFESSION TRADUCTEUR "

    (Éditions : La Maison du Dictionnaire)

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