Traducteur
Généralités
Un métier de plus en plus polyvalent
La seule chose certaine à propos des traducteurs est qu’ils traduisent tous. Et encore. La fonction ne correspond plus que très rarement à la dénomination et, inversement, la dénomination recouvre une incroyable diversité de fonctions et de modes d’exercice de ces fonctions.
On ne parle même plus du « métier de traducteur » ; on parle des « métiers de la traduction ». Et les nouvelles appellations professionnelles telles « localiseur » ou « localis(at)eur », « auteur », « traducteur de veille », etc. se multiplient dans le souci de cerner au mieux les réalités de terrain et les contenus effectifs des prestations. Si l’on souhaitait maintenir la dénomination de « traducteur », il faudrait redéfinir complètement (ou presque) le descriptif des tâches et le profil de compétences du personnage. À titre de curiosité, par exemple, le Canada recense officiellement les catégories ci-après :
- réviseur de traductions ;
- spécialiste de l'adaptation culturelle ou internationale ;
- traducteur ;
- traducteur d'émissions étrangères ;
- traducteur de nouvelles étrangères ;
- traducteur juridique ;
- traducteur jurilinguiste ;
- traducteur littéraire ;
- traducteur médical ;
- traducteur scientifique ;
- traducteur technique ;
- traducteur-adaptateur ;
- traducteur-réviseur ;
- translittérateur ;
- localis(at)eur.
La liste peut s’allonger pour inclure le sous-titreur, le traducteur de doublage, le traducteur de veille, le traducteur financier, le localis(at)eur vidéoludique , et bien d’autres encore.
Une même organisation du travail
Si les traducteurs constituent néanmoins un ensemble relativement cohérent, ils le doivent, pour l’essentiel, à un schéma de travail commun, dont les applications varient selon les domaines de spécialité, selon les matériaux à traduire, et selon la nature de la prestation mais aussi et surtout selon les instruments et notamment les outils informatiques mis en œuvre.
Schéma général d’organisation du travail
Dans la plupart des cas, l’activité du traducteur s’organise selon la séquence ci-après :
- Réception du matériau à traduire
Ce moment fait généralement suite à une phase de recherche d’ouvrage et de négociation commerciale avec des prospects et intervient une fois que le client a accepté le devis et les délais proposés.
Dans les entreprises de traduction, les traducteurs reçoivent généralement leurs traductions du « dispatcher », qui affecte, selon les domaines de spécialité et les compétences des traducteurs, les traductions « qui rentrent ».
En général, le matériau à traduire n’est pas isolé. Il est intégré à un « kit de traduction » dans lequel on trouvera, par exemple, la version antérieure du document original, la terminologie du client, les diverses spécifications du client (ou du chef de projet si le traducteur est intégré à une équipe).
- Confirmation du projet/cahier des charges
Le traducteur analyse très rapidement le matériau afin de déterminer plus précisément (a) comment il va le traduire, (b) quels sont les éléments appelant un traitement particulier (schémas, captures d’écrans, autres) et (c) quelles options retenir (comme, par exemple l’infinitif ou l’impératif dans un mode d’emploi).
Si la traduction est gérée par un chef de projet, toutes les décisions ont déjà été prises et, très souvent, le client a déjà tout décidé au travers d’un cahier des charges et d’un guide de style.
La confirmation du projet en termes de choix techniques, budget (devis) et délais marque le départ réel de la traduction.
- Préparation du matériau
S’il y a lieu, le traducteur commence par préparer le matériau à traduire. Il va ainsi, par exemple, le copier dans un répertoire de travail, le traiter au moyen d’un logiciel qui va « geler » les balises de telle manière que le traducteur ne risque pas de dégrader des codes de formatage (sinon il lui faudra passer un temps fou à reconstituer les formats), et peut-être même l’introduire dans un système d’aide à la traduction pour permettre que certaines opérations de traduction soient effectuées automatiquement.
- Lecture-analyse du matériau à traduire
Sauf urgence absolue (auquel cas il va prendre des risques) ou connaissance parfaite du sujet et du client, le traducteur consacre un temps significatif à l’analyse du matériau.
Le traducteur porte généralement un intérêt particulier aux éléments suivants :
- opacités : ce qu’il ne comprend pas ;
- ambiguïtés : ce qui peut s’interpréter au moins de deux manières ;
- objets documentaires : tout ce qui va nécessiter une documentation, un apprentissage technique ou une acquisition de savoirs pour éclairer le document ;
- options : toutes choses qui peuvent se traduire « bien » de plusieurs façons (exemples : sous quels format présenter les dates ? convertir ou non les mesures ? traduire ou non les mentions sur les affichages ? etc.) ;
- traductions non standard : tout ce qui ne relève pas des décisions habituelles du traducteur (par exemple, tout ce qui devra tenir compte de ce qui existe dans des traductions antérieures) ;
- terminologie : tous les termes spécialisés que le traducteur ne connaît pas et même ceux qu’il connaît mais qui semblent influencés par un contexte nouveau.
Chaque traducteur procède différemment au repérage de tous ces points. Aujourd’hui, l’informatique facilite les relevés systématiques, qui tendent à se généraliser.
Quelles que soient la pression et la brièveté des délais, tout traducteur effectue en principe une lecture complète du matériau, car (1) on ne peut pas bien traduire sans avoir une bonne vue d’ensemble de ce que l’on traite et (2) la lecture complète permet de supprimer bien des points d’opacité, de lever les ambiguïtés, et de construire un savoir très utile pour éclairer chaque composante ou segment de l’ensemble.
- Éclaircissements et mise en place de la « matière première »
Le traducteur effectue l’ensemble des opérations nécessaires pour lever les ambiguïtés, supprimer les opacités, définir les options à retenir, « étudier » le sujet, et mobiliser tous les éléments de matière première à réutiliser (terminologie, éléments de la mémoire de traduction, avertissement générique du client, etc.).
Selon les cas, il exploite des mémoires de traduction [récupère ce qui a déjà été traduit], effectue une recherche documentaire, se forme [étudie le sujet ou le produit ou le processus concerné], interroge-consulte le client/l’auteur du document/le concepteur du produit/le donneur d’ordre/le chef de projet/ ses collègues/des techniciens de l’entreprise [on parle de « supports techniques »]/des listes de diffusion et forums de traducteurs ou autres professionnels spécialisés/des sites Web pertinents/des encyclopédies, et ainsi de suite ou exploite des ressources spécialisées [dictionnaires papier, dictionnaires en ligne, bases de données diverses].
Ainsi, dans l’idéal, le traducteur mobilise, avant de se lancer, toutes les connaissances et ressources nécessaires. Au moment de traduire, il a en principe parfaitement compris le matériau à traduire, il sait très exactement comment il doit le traduire et il dispose des matières premières essentielles que sont la terminologie et la mémoire de traduction. En principe, la terminologie a été validée par le donneur d’ouvrage ou le donneur d’ordre.
- Transferts/transpositions
Le traducteur « traduit ». Techniquement, on parlera ici de « transfert » avec ou sans transpositions. Lorsque la préparation a été systématique, le transfert est très rapide.
Le traducteur utilise au moins un logiciel de traitement de texte. Si la quantité de répétitions est significative, il utilise un système de gestion de mémoires de traduction, qui permet de traiter un bloc les segments déjà traduits dans des textes antérieurs. De plus en plus de traducteurs utilisent la dictée couplée à un logiciel de reconnaissance vocale, qui convertit la parole en texte : ils dictent la traduction que le logiciel convertit en texte qui s’affiche à l’écran comme si le traducteur le tapait.
- Relecture (autocontrôles de qualité)
Le traducteur relit, corrige et amende sa propre traduction car il sait que, même chez les traducteurs chevronnés, le risque de dérapage (inattention, fatigue) est omniprésent. S’il en a la possibilité, il laisse s’écouler un délai de quelques jours avant de relire afin de prendre du recul et de juger plus sainement.
Dans les entreprises de traduction, on fait de la relecture croisée : chaque traducteur fait relire ses traductions par un ou plusieurs collègue(s), à charge de revanche.
- Révision (contrôles de qualité par des tiers)
S’il y a lieu (lorsque la qualité doit être « absolue » ou lorsque, par manque d’expérience ou pour toute autre raison, le traducteur ne présente pas toutes les garanties voulues), la traduction est révisée. Ceci signifie qu’un traducteur confirmé ou hautement spécialisé dans le domaine (le réviseur) relit la traduction en effectuant toutes les modifications nécessaires pour parvenir à la qualité requise. Il modifie, aménage, simplifie, réexprime, corrige, redistribue ou réorganise selon les nécessités.
- Corrections
S’il y a lieu, le traducteur effectue les corrections demandées par le réviseur.
- Mise en forme et mise en support, puis livraison
S’il y a lieu, le traducteur effectue la mise en page du texte avant impression, convertit le fichier (en PDF, par exemple), reconstruit une présentation PowerPoint, ou réintègre des captures d’écrans dans le document. Il effectue ensuite la livraison sur le support voulu (papier, cédérom, DVD, serveur FTP, etc.)
- Facturation et recouvrement
Le traducteur facture le travail et recouvre les sommes dues par son client.
- Archivages et suivi
Le traducteur archive le projet afin de pouvoir réexploiter certains des éléments ainsi constitués, notamment en cas de nouvelle demande émanant du même client ou de traduction d’un texte se rapportant au même produit. Il met à jour les mémoires de traduction et ses ressources terminologiques. Le cas échéant, il assure un suivi du matériau traduit au long de son cycle de vie.
Fonctions et qualités attendues du traducteur
Missions
Produire une traduction de qualité
- en identifiant et consignant, à chaque fois, les spécifications applicables pour tenir compte des objectifs, des publics, des finalités et des moyens ;
- en respectant les besoins et contraintes du donneur d'ouvrage et des destinataires ;
- en se conformant, dans cet ordre : aux décisions, recommandations et propositions des organismes de normalisation et/ou des organisations professionnelles, aux bonnes pratiques applicables, aux usages professionnels, aux standards du donneur d’ouvrage ;
- en définissant les priorités en accord avec les donneurs d'ouvrage ;
- en définissant et en optimisant le cycle d’exécution de la prestation de traduction-localisation et les procédures correspondantes en fonction des conditions applicables ;
- en définissant et en mettant en œuvre, dans chaque cas, la méthode de travail optimale.
Mobiliser les ressources
- en identifiant et en mobilisant les ressources (humaines, matérielles, logicielles, documentaires, budgétaires, etc.) voulues pour la traduction ;
- en gérant ces ressources de manière efficace et rationnelle ;
- en organisant le travail de l'équipe lorsqu'une équipe se constitue ;
- en définissant la politique d'acquisition et d’utilisation de ressources de tous ordres et de tous types.
Mettre en place les conditions de bonne exécution des traductions
- en faisant vérifier la qualité des matériaux à traduire ou en assurant leur mise à niveau ;
- en réunissant la matière première requise : informations, savoirs, éléments préexistants, famille documentaire existante, etc. ;
- en faisant vérifier la qualité des segments, éléments ou modules susceptibles de réemploi et, singulièrement, de toute mémoire de traduction pertinente ;
- en effectuant une étude systématique du sujet et/ou du produit ou processus concerné ;
- en faisant valider, par des professionnels compétents, les savoirs et matières premières nécessaires, dont la terminologie.
Réaliser les traductions
- conformément aux exigences de la politique de traduction et de la situation ;
- en respectant le cahier des charges ou les spécifications du donneur d'ouvrage ;
- en respectant les engagements pris vis-à-vis des partenaires ;
- en respectant les règles de l'art.
Contrôler la qualité des traductions
- en vérifiant ou faisant vérifier la qualité linguistique ; technique, ergonomique et fonctionnelle.
Valider ou faire valider les traductions
Alimenter tout système d'archivage/réexploitation d'éléments de traductions
Assurer le suivi et la veille
- assurer la veille terminologique, phraséologique, technique, et documentaire dans les domaines de compétence applicables ;
- assurer la mise à jour permanente des ressources utiles à la traduction.
Diffuser les éléments significatifs
- diffuser les éléments méthodologiques et stratégiques pertinents ;
- diffuser la terminologie, les mémoires de traduction, les traductions.
Compétences, aptitudes et qualités
Capacités générales
- forte réactivité ; rapidité d’exécution ; capacités d’analyse ; aptitude à comprendre des points techniques parfois complexes ; esprit de synthèse ; rigueur et cohérence ; force de conviction ; curiosité ; ponctualité ; débrouillardise ; persévérance dans l’effort.
Connaissances linguistiques
- maîtrise absolue de l’expression dans la langue de traduction (orthographe, grammaire, syntaxe, style, modes d'expression, rédaction)la langue de traduction étant, en principe, la langue maternelle ;
- maîtrise absolue de la compréhension dans la langue du matériau à traduire ;
- maîtrise satisfaisante de la langue internationale (anglais) en cas d’intervention en milieu de travail international ou dans une entreprise dont la langue de travail est l’anglais.
Connaissances générales
- excellente culture générale ;
- bonne connaissance des domaines techniques et technologiques généraux ;
- connaissance approfondie de tout domaine de spécialité pertinent ;
- parfaite maîtrise des politiques de traduction et des modèles de gestion de l’exécution des prestations de traduction ;
- maîtrise du cycle de vie des produits documentaires et, en particulier, du cycle de traduction ;
- connaissance confirmée des normes, standards, modèles et méthodes ;
- maîtrise de la typologie et des caractères des matériaux spécialisés ;
- maîtrise des modèles et conditions de validation des traductions ;
- connaissance générale de l’informatique et/ou du multimédia et/ou de l’audiovisuel (s'il y a lieu) ;
- connaissance poussée des divers environnements informatiques (Linux, Windows, Macintosh, Unix).
Traduction
- parfaite maîtrise du modèle d’exécution des prestations de traduction ;
- maîtrise du cycle de vie du matériau à traduire, puis traduit ;
- parfaite maîtrise des processus de traduction, par type de matériau ;
- parfaite maîtrise des environnements et outils du traducteur ;
- parfaite maîtrise des principes et méthodes de la traduction générale ;
- parfaite maîtrise des enjeux, principes, et méthodes de la traduction spécialisée ;
- connaissance de la typologie et des caractères des documents et matériaux spécialisés ;
- maîtrise absolue des techniques de structuration-rédaction-expression dans le transfert et l’adaptation de contenus ;
- maîtrise des processus et techniques de validation du matériau traduit ;
- aptitude à l’autoévaluation au fil de la traduction.
Expression et qualités rédactionnelles (comme le rédacteur, et pour les mêmes raisons)
- facilité d’écriture, grande fluidité stylistique ;
- simplicité et clarté d’expression ;
- maîtrise absolue des divers registres d’écriture ;
- [au besoin] aptitude à l’écriture didactique ;
- capacité d’autoévaluation directe du message produit.
Informatique et domaines connexes
- maîtrise de l’informatique générale (installations de logiciels, macrocommandes, gestion et traitement de fichiers, transfert de fichiers, numérisation, compression, décompression, conversions, maintenance générale, etc.) ;
- maîtrise absolue des outils bureautiques (traitement de texte, tableur, bases de données, présentations, etc.) ;
- maîtrise absolue des outils de messagerie, serveurs de listes, forums ;
- maîtrise totale de tous moteurs de recherche documentaire ;
- parfaite maîtrise des outils de gestion terminologique ;
- parfaite maîtrise des outils d'aide à la traduction (systèmes de gestion de mémoires de traduction) ;
- [de plus en plus fréquemment] maîtrise des logiciels de reconnaissance vocale (dictée) ;
Si la prestation inclut des éléments appelant leur mise en œuvre :
- bonne maîtrise des outils de création de supports de diffusion (blogs, pages Web, etc.) – type Creative Suite ;
- bonne maîtrise des outils de traitement graphique/infographique (Photoshop, Illustrator) ;
- maîtrise absolue des outils de composition et de PAO/mise en page ou microédition (Framemaker, Indesign, Quark Xpress, Publisher, autres) ;
- [au besoin] bonne maîtrise de logiciels de gestion de projets.
Terminologie
- maîtrise des principes et méthodes de la terminographie traductive (identification des ressources, extraction des unités problématiques, mises en équivalence, traitement des états de carence et de concurrence, validation) ;
- maîtrise de la terminotique ou traitement informatique des terminologies avec, au besoin, aptitude à l’écriture de macrocommandes de substitution terminologique permettant de remplacer automatiquement les termes par leurs équivalents ;
- maîtrise des principes et méthodes de création, mise à jour et gestion des ressources terminologiques.
Phraséologie
- maîtrise des principes et méthodes de la phraséographie traductive (identification des ressources, extraction des unités problématiques, mises en équivalence, traitement des états de carence et des concurrences, validation) ;
- maîtrise de la phraséotique (traitement informatique des phraséologies) ;
- maîtrise des principes et méthodes de création, mise à jour et gestion des ressources phraséologiques.
Documentation
- maîtrise des principes et méthodes de la recherche documentaire (identification des cibles, identification des ressources, sélection des informations, validation) ;
- maîtrise des outils de la documentation (corpora, bases de données, moteurs de recherche, gestionnaires de thesaurus, systèmes de veille, etc.) ;
- aptitude confirmée à obtenir toute information nécessaire en toutes circonstances ;
- goût immodéré pour l’autoformation permanente.
Relecture et révision
- maîtrise des principes et méthodes de la relecture et de la révision ;
- maîtrise des outils du relecteur/réviseur ;
- maîtrise des processus et procédures de relecture/révision.
Voir détail au titre du « contrôleur de qualité »
Techniques de communication
- maîtrise des techniques de correspondance (courrier, messagerie, autres) ;
- maîtrise des techniques de communication orale standard (téléphone et autres) ;
- maîtrise des techniques de négociation et de concertation.
En particulier :
- capacité d’obtenir, en toutes circonstances, l’accès à l’informateur idoine ;
- capacité d’obtenir que tout interlocuteur accepte de fournir toute l’information nécessaire à la bonne exécution des traductions, puis prenne l’habitude d’anticiper sur la fourniture de l’information ;
- maîtrise parfaite des techniques de l’interview (aux fins de collecte d’informations et d’explications).
Compétences spécifiques (définissant les conditions particulières)
- connaissance de l’entreprise ou de l'organisme donneur d'ouvrage ;
- connaissance des produits/processus, et cycles de vie des produits/processus de la personne physique ou morale donneuse d’ouvrage ;
- connaissance des familles documentaires de l'entreprise ou de l’organisme donneur d'ouvrage ;
- connaissance des enjeux et modalités de standardisation des processus de gestion documentaire et, singulièrement, des processus de traduction dans l’entreprise ou l’organisme donneur d’ouvrage.
Planification [au besoin]
- maîtrise des principes et méthodes de la planification de l’exécution de prestations ;
- maîtrise des principes de gestion des ressources (ressources humaines, matériels, logiciels, temps, budgets) ;
- maîtrise des processus de planification ;
- maîtrise des outils de planification.
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